Présentation et histoire

Pointe-à-Pitre est une commune de 266 hectares et de 16 343 hab. (2015) 

La ville fut fondée au milieu du XVIIIe siècle sur les rives marécageuses de la baie du Petit-Cul-de-sac-marin en raison de sa position géographique et des mouillages possibles.

Elle remonte à l’occupation anglaise de l’île au milieu du XVIIIe siècle, mais c’est avec les français qu’elle prend son véritable essor.

L’occupation anglaise  assainit les marais, édifie le quartier St-Pierre et St-Paul (actuelle quartier de l’Assainissement) et les magasins sur les quais : les premiers axes de Pointe-à-Pitre sont dessinés.

La ville reçoit officiellement son nom en 1772. Pendant la révolution, elle prend le nom de Port-de-la-Liberté.

Après 1763, date de la restitution de la Guadeloupe à la France par les anglais, les travaux continuent : création du port de la Darse.

Après le cyclone de 1928, sous l’impulsion de l’architecte Ali Tur les bâtiments sont construits en béton.

Pointe-à-Pitre est devenue un important centre industriel depuis la construction à Carénage en 1869 de l’usine Darboussier qui a fermé au début des années 80.

En 1883, création à pointe-à-pitre du u 1er lycée de la Guadeloupe.

L’aéroport Pôle Caraïbes, situé au Raizet, sur le territoire des Abymes est le principal aéroport de l’archipel guadeloupéen.

Le port autonome de Pointe-à-Pitre situé dans le prolongement de la Darse a neuf postes à quais et accueille outre les cargos, mais aussi les grands bateaux de croisière.

Tous les quatre ans, la ville reçoit l’arrivée de la Route du rhum, course transatlantique en solitaire. Il faut aussi préciser que cette arrivée se fait à la marinée qui n’est pas sur le territoire de Pointe-à-Pitre mais sur celui de sa voisine, Le Gosier.

L’origine du nom de la ville est incertaine. Il pourrait provenir d’un hollandais du nom de  Peter qui s’y serait installé au XVIIème siècle.

Les Anglais vont développer Pointe-à-Pitre notamment par des opérations d’assainissements et combler les marécages.

La ville  atteint ses limites définitives en 1830 avec le creusement du canal Vatable pour évacuer les eaux de pluies vers la mer.

L’histoire de Pointe-à-Pitre c’est aussi liée à une série de catastrophes :

– épidémies, notamment de choléra en 1866.

– incendies (1780, 1843, 1851, 1898)

– tremblements de terre (1843, 1848, 1851, 1898), Le 8 février 1843, la ville de Pointe-à-Pitre fut en grande partie détruite par unviolent        tremblement de terre d’une intensité de 7,5. D’autres villes furent endommagées, mais à Pointe-à-Pitre, un incendie entraîna la destruction des bâtiments subsistants, et fit de nouvelles victimes estimées à plusieurs milliers de morts et blessés. 

-cyclones (1865, 1928).

Ses monuments et sites :

  • Le lycée Carnot:
  • Suite à l’incendie de 1780 qui fait de nombreux brûlés s’ouvre le premier hôpital de la ville.
  • Entièrement détruit lors du tremblement de terre de 1848, cet hôpital militaire est reconstruit à l’identique
  • et converti en 1883 en lycée colonial.
  • Avant qu’il ne devienne un lycée professionnel, en 1979.

L’Université Antilles-Guyane

Située à la sortie de pointe-à-Pitre en direction du Gosier, cette Université accueille aujourd’hui des étudiants des Antilles-Guyane.  On y enseigne le droit, les sciences et la première année de médecine

L’église Saint-Pierre et Saint Paul (Monument Historique)

Au cœur de la vieille ville, l’église Saint-Pierre et Saint-Paul, date des années 1850. Sa structure métallique fut réalisée par Joly d’Argenteuil, qui conçut aussi celle des Halles de Paris. Grâce à sa charpente, l’édifice résista au séisme de 1897. Elle présente une très belle façade jaune de style néo-classique .Une fois à l’intérieur, on peut admirer l’autel en marbre, datant du XIXe siècle. Bien qu’elle ne fût jamais consacrée, elle est dans le langage courant appelée localement « cathédrale ».

Ses statues                   

  • de la Mulâtresse Solitude
  • du colonel Louis Delgrès
  • du colonel Joseph Ignace
  • de Marcel Lollia dit « Vélo »
  • et la fresque murale des émeutes de mai 1967 en Guadeloupe

Le marché aux épices ou marché Saint-Antoine (Monument Historique)

Installé sous une belle halle métallique, ce marché datant de la fin du XIXè siècle, abrite bon nombre d’étals colorés,  abondamment recouverts d’épices, de confitures exotiques ou de punchs, de fruits, de légumes, de plantes médicinales, de philtres d’amour, d’objets de piété, ou de vannerie. En son centre se dresse la Fontaine Couturier, datant de 1874 et destinée à assurer de l’eau potable à la population

Le Musée Schoelcher (Monument Historique)

Le musée Schoelcher, inauguré en 1887 et  installé dans une ancienne villa datant de 1883  y sont exposées une collection d’objets ayant appartenu à Victor Schoelcher, grand défenseur des droits de l’homme et principal artisan de la 2ème ‘abolition de l’esclavage. On peut également y découvrir des objets liés à l’esclavage.

Le Musée l’Herminier (Monument Historique)

Cette batisse a été construite à la fin du XIXe siècle pour accueillir la Chambre d’agriculture de la Guadeloupe. Le bâtiment est aujourd’hui devenu un musée et présente plusieurs collections botaniques et zoologiques. Jusque dans les années 60, il abrita le seul musée de l’île d’Histoire Naturelle consacré à la faune et à la flore tropicales.

Le Musée Saint-John Perse (9 rue de Nozières, Monument Historique)

Installé dans une splendide demeure à ossature métallique construit en 1880, il présente une exposition permanente sur la vie du poète pointois Saint-John Perse, prix Nobel de littérature en 1960, ainsi que sur les costumes créoles. La maison natale de Saint-John Perse est située au 54 de la rue Achille René-Boisneuf.

Place de la victoire

Cette place parsemée de palmiers royaux et de sabliers bicentenaires doit son nom au triomphe des sans-culottes et à la fin de l’esclavage. Il est à proximité de l’office de tourisme, bâtiment de style colonial néo-classique. On y trouve un kiosque à musique datant de 1930, ainsi que les statues des gouverneurs Félix Éboué et Charles Victor Frébault. Elle a été successivement appelée Grande Place ou Place Sartine, elle ne prend son nom définitif qu’en 1794 lors de la reconquête de la Guadeloupe par Victor Hugues.

 Le Mémorial ACTe

Il se trouve au début du Quartier de Carénage. Inauguré en 2015, il présente l’histoire de l’esclavage de l’Antiquité à nos jours.

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