Sa situation géographique et Son histoire

Le nom de la commune vient probablement du Môle, une importante digue construite pour protéger le mouillage des navires qui commerçaient avec l’Europe.

La commune du Moule est située sur la côte Est de la Grande-Terre. Elle est exposée aux alizés venant de l’océan Atlantique. Sur son blason se trouve l’inscription Mens Agitat Molem (« L’esprit meut la matière »).

L’histoire fait remonter l’occupation du Moule à Cinq cent ans avant Jésus Christ. Le bord de mer était alors occupé par les amérindiens, qui ont laissé de nombreuses traces de leur passage notamment sur le site de  Morel. La commune a évoluée avec l’arrivée des européens à partir de 1635. Un bourg du nom de  Portland, prend naissance dans la zone de l’Autre Bord.

Avec son port situé sur la façade atlantique, Le Moule prend très vite de l’importance. Un trafic florissant fait de la ville le port guadeloupéen le plus important au début du 19ème siècle.

En 1952, Le Moule est au centre du conflit qui oppose ouvriers et cultivateurs de l’industrie sucrière aux usiniers. Le 14 février les CRS ouvrent le feu lors d’une manifestation tuant 4 personnes. Cette journée est restée dans les mémoires sous le nom du « massacre de la Saint-Valentin ».

Economie

L’économie de la commune repose en grande partie sur la culture de la canne à sucre et sur le tourisme.

La Société Boyer SA cultive et commercialise une nouvelle culture, le melon, sous la marque Philibon. 3’000 tonnes y sont produites.

 La centrale thermique bagasse-charbon du Moule, produit 35 % de l’énergie électrique de la Guadeloupe. Elle utilise essentiellement deux types de combustibles pour fournir de l’électricité : les déchets de l’industrie de la canne (la bagasse) et du charbon importé de Colombie et du Venezuela hors saison de récolte de la canne.

Elle a été mise en service en octobre 1998.

La commune est également une destination touristique avec un spot de surf réputée pour ses vagues

Ses monuments et sites

L’église Saint-Jean-Baptiste construite entre 1847 et 1850, de style néoclassique. Elle a été restaurée en 1932 et 1990 avec le rajout des vitraux représentant les quatorze stations du chemin de croix. 

Classée aux Monuments historiques  en 1978.

–       L’usine de Gardel. En 1901, il ne restait plus que quatre sucreries actives dans la commune : Duchassaing, Zévallos, Marly et Gardel. Aujourd’hui, seule Gardel demeure en activité. L’usine a été fondée en 1870 par Benjamin François Benony Saint-Alary, un ancien corsaire. Elle produit 100 000 tonnes de sucre par an, ainsi que de la mélasse, du rhum et de la biomasse.

La maison coloniale de Zévalos a été construite sur kit dans les ateliers de Gustave Eiffel et transportée par bateau jusqu’au Moule. Elle a été classée aux Monuments historiques en 1990.

Une légende raconte que l’ancien maître des lieux y aurait fait brûler des esclaves rebelles et que depuis, la maison est hantée par leurs âmes. C’est pourquoi, certains l’appelle « la maison hantée ».

La distillerie Damoiseau, bâtie à la fin du xixe siècle, c’est la seule distillerie encore en fonction en Grande-Terre. Elle a été rachetéepar Roger Damoiseau, en 1942.Elle produit du rhum agricole blanc, du rhum ambré, du rhum vieux et différents cocktails.

Le musée archéologique Edgar-Clerc inauguré le 4 août 1984, il porte le nom du pionnier de l’archéologie en Guadeloupe et abrite une collection permanente d’objets précolombiens, dont certains ont été mis au jour sur le territoire de la commune.

L’ancien cimetière d’esclaves. En 1995 et 1996, à la suite des cyclones Luis et Marilyn, des ossements ont été mis au jour par les vagues. Des fouilles archéologiques mettront au jour 300 sépultures, mais selon les estimations, plus de 1000 corps se trouveraient sous le sable. Les corps sont d’origine africaine et le site serait l’un des plus grands cimetières d’esclaves mis au jour dans le monde.


Ses plages

Le Moule offre une grande variété de plages, pour tous les goûts.

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